Les 4 saisons de Toronto.

Mai 2019

Je regardais la météo avant de partir vivre au Canada, quand même. Quand j’ai su que j’allais partir, l’hiver dernier, je suivais la météo à Toronto sur mon téléphone. Et de ce suivi quotidien, ce n’est pas vraiment l’hiver qui me faisait peur mais plutôt le début du printemps: les températures mettaient vraiment du temps à remonter.

PVT Toronto

L’été: cocktails et peau bronzée.

Quand je suis arrivée à Toronto, le 4 Juillet, il faisait chaud. Très chaud. Au moins 30 degrés, dans une ville très bitumée avec des bâtiments aux façades qui réfléchissent la lumière. Dès les premiers jours sur place, un orage était annoncé, ce qui me soulageait de voir que les températures allaient enfin retomber un peu. Hélas, ça n’a rien changé: après l’averse d’orage, la chaleur venait du sol, du bitume.

Les premières semaines, avant de commencer mon job, le matin, j’allais courir dans le parc local. Dès 8h du matin, il faisait déjà 25 degrés. Il m’était vraiment difficile de courir, je revenais trempée de sueur. Prendre les transports était tout aussi difficile, comme dans toutes les grandes villes: se retrouver coller aux autres passagers, en sueur, la peau déshabillée dans un tram non climatisé.

Justement, la clim… Passer de 30 degrés à 15 degrés dans les bureaux et magasins, c’est pas l’idéal non plus. Il me fallait toujours prévoir un foulard ou un gilet pour les lieux un peu trop climatisés à mon goût.

En revanche, à défaut de me faciliter l’endormissement, les soirées chaudes d’été étaient idéales pour les sorties entre copains. Déambuler dans les rues entre restaurants et bars et des bars au club. Aucune crainte d’attraper froid, il faisait toujours bon.

Pratique aussi pour se baigner dans le lac Ontario et sécher sur sa serviette à Woodbine beach. Ai-je parlé des apéros et diners sur les terraces et jardins des amis qui habitent dans les quartiers résidentiels ? De bons souvenirs…

Souffrante sous cette chaleur, je regardais autour de moi en me demandant comment la ville allait être quand il ferait les mêmes températures mais en négatif. Sous cette chaleur je réclame un peu de fraîcheur. Je parie que lors de grands froids je voudrais le retour de l’été...

L’été, c’est aussi un bon paquet d’orages, quasiment tous les jours, à plus où moins heures régulières. Une fois l’orage passé, tout repart.

C’est aussi l’été dernier que j’ai découvert les cas des inondations liés aux orages: début août, un violent orage avec des pluies torrentielles s’acharne sur la ville. Très vite, les sous-sol sont inondés et les routes se gorgent d’eau. Le lendemain, on découvre dans les presse l’étendu des dégâts et des images surréalistes de tram s'engouffrant dans une marre géante.

toronto innondation street car
source: ctvnews.ca

Le pire, est cette histoire de deux personnes bloquées dans un ascenseur, lui même arrêté au sous-sol suite à la coupure de l'électricité dans le bâtiment. Sans réseaux, les deux hommes ont tenté à multiples reprises d'appeler 911 en se faisant la courte échelle et espérer avoir assez de réseaux vers le plafond. Ils y parviennent enfin, alors que l’eau leur arrive déjà aux cuisses. Le temps que les secours arrivent, l’eau leur arrivait au menton, bien que les deux hommes se tenaient debout sur la rambarde de l'ascenseur. Les policiers ont dû aller à la nage vers l'ascenseur et libérer les deux hommes avec une barre de fer. A l'intérieur, Il ne restait plus que 30 centimètres avant que l’eau n’atteigne le plafond.

Ce même week-end, je visitais des appartements, dont des ‘basements’, le sous-sol rénové des maisons, très populaire ici. Avec la pluie de la veille, l’humidité se faisait sentir. Les nombreuses publicités dans le métro “Sous-sol inondé, nous avons la solution” m’ont fait comprendre que j’allais m’exposer à un réel risque en choisissant un logement type “basement”. Je vis finalement dans un appartement au 11e étage.

L’été à Toronto est une période de fête, la population est vivante, de meilleure humeur, toujours dehors, dans les bars et les restaurants. Les tenues sont colorées et originales. C’est la fête toute la saison.

Et puis un matin, on se lève et il fait soudainement plus frais. A ce même moment, tes collègues canadiens commencent à te sortir le fameux “Winter is coming”.

PVT Torotno

L’automne: les couleurs du Canada.

Mes amis ont eu la bonne idée de partir un week-end camper au parc algonquin, à 3h au nord de Toronto, direction Ottawa. C’était clairement le dernier week-end pour le faire car les températures descendaient rapidement. Après avoir vécu du 30 à 35 degrés tout l’été, retomber sur du 15 degrés max, nous a sacrément rafraîchis.

Sur la route, les arbres commençaient à jaunir, rougir et se chercher une nouvelle nuance de vert. La campagne était magnifique, les couleurs réfléchissaient parfaitement avec le soleil et ce magnifique ciel bleu que le Canada sait si bien nous offrir.

Je n’avais jamais vraiment apprécié cette saison avant de vivre à Berlin. Là bas aussi, la nature nous gâte de son plus beau spectacle. Et une fois encore, lors de ce week-end camping, nous avons été régalés des couleurs du Canada.

Les matinées sont plus fraîches, le café refroidi plus vite sur le chemin entre la maison et le bureau. Mais le ciel bleu est si étincelant qu’il réchauffe les coeurs.

On rajoute une couche d’épaisseur à nos tenues, on sort les manteaux mi-saison, on déserte les rooftops et on fait des soirées en intérieur. Les températures descendent doucement et les arbres changent de couleur, de luminosité.

Les étales des marchands de fruits et légumes semblent s’allier avec la couleur des arbres et des teintes orangées se font plus présentes. Citrouilles et toutes sortes de courges s’installent confortablement sur les étales et ravivent mes envies de soupes maison.

PVT Toronto automne legumes
PVT Toronto fruits et legumes autome

Au Canada, on fête Thanksgiving le premier lundi d’Octobre. Pour l’occasion, nous avons loué une voiture et sommes montés sur Montréal. Moins de nature, plus de building. Puis vient Halloween et le fameux Black Friday. Mais vraiment, ce qui marque l’automne, c’est la transition fin de l’été et celle avec les préparations des fêtes de fin d’année.

PVT Montreal automne
PVT Montreal automne

On s’approche de l’hiver, de Noël et la ville change d’ambiance. Il fait nuit plus tôt mais elle s’illumine cette fois sous les décorations de fêtes de fin d’années.

On annonce quelques flocons de neige dans les jours qui viennent, j’en profite pour m’acheter une paire de bottes de neige. Je ne sais pas à quoi m’attendre. Je ne sais pas quelle marque acheter non plus. Il me faudra plusieurs heures en ligne et la lecture de nombreux avis clients pour savoir quelles bottes sont les plus adaptées et surtout, en quelle pointure.

Et il a neigé. A peine 5 cm dans le centre ville. Même pas de quoi glisser. Ce jour là, personne n’est venu au bureau. J’étais surprise. J’ai demandé à mes collègues pourquoi ils ne venaient pas, blaguant que c’était à cause de la neige. On m’a répondu que c’était effectivement le premier “major snowfall of the season”. J’avais du mal à y croire, je pensais les canadiens prêts à la neige.

PVT Toronto premieres neiges hiver
Première grosse neige de l'année, selon mes collègues.

Il n’y avait qu’un léger châle de neige sur les trottoirs, la route, le toits des bâtiments. Un joli revet qui donne une plus belle allure à la ville. Depuis mon bureau et mon appartement, je vois la ville, une nouvelle fois, sous un nouveau visage. Je ne vais pas vous mentir, c’est ce que je suis venue voir ici. Je voulais voir la neige, vivre la neige et le froid. Je voulais connaître tout ça. Ces premiers flocons étaient à la fois terrorisants car ils annoncaient l’arrivée de l’hiver mais à la fois, ils ouvraient un chapitre que je n’avais encore jamais écrit.

Il ne fait pas encore très froid, nous luttons encore autour de 0 et 5 degrés. La neige ne tient pas, ou seulement sur le terrain des quartiers résidentiels.

Je scrute la météo afin de voir le moment où on passera le cap décisif des températures négatives. Mais elles n’arrivent pas tout de suite. Nous voilà en Décembre et il ne fait toujours pas si froid que ça...

Hiver: Le froid a deux couleurs, le blanc et le bleu.

“Le Canada n’est pas un pays qui convient aux coeurs insensibles ou aux esprits timorés”

Pierre Eliott Trudeau

Je sors encore en robe et talon, à condition de me déplacer en taxi. La veille de Noël, il faisait même 10 degrés dehors. J’ai surpris un voisin sortir de l’immeuble en doudoune Canada Goose, en short et en tong. Un combo canadien auquel je ne m’attendais pas.

Je suis même montée à Montréal pour le nouvel an. La météo annonçait des températures négatives en journée, quelque chose comme -12 degrés et pour autant, au petit matin du 1er Janvier, en attendant le taxi qui nous ramènerait chez mon amie, il faisait 2 degrés.

Il y a parfois de grandes variations de températures. L’avant veille, nous étions emmitouflés dans nos manteaux d’hiver, ne nous pouvions quitter nos gants plus d’une minute sans sentir le froid nous endormir les doigts. Le liquide de ma boisson renversée sur mon manteau se teint rapidement en blanc, de gele. Mes gants, trempés eux aussi, se durcissent à cause du liquide qui empreint le tissage de la laine.

Nous nous amusons des restaurants qui ici, se remplissent principalement à cause des épaisseurs de manteaux, pulls et gilets dont nous nous débarrassons une fois dans un lieu chauffé. Cela réduit grandement l’espace entre deux tables, sur le dossier de nos chaises.

Pour moi l’hiver a vraiment commencé le 10 Janvier. C’est la date où nous sommes entrés dans les températures négatives. Au début de l’hiver, j’ai été sérieuse: je portais plusieurs épaisseurs, en plus de mes pulls épais, je rajoutais un gilet ou une polaire, en plus de mon manteau et je m’arrangeais pour que mon écharpe me fasse une autre épaisseur sur le torse et le dos.

PVT toronto hiver
PVT toronto hiver

Avant de partir, on m’a harcelé d’une seule question: “As-tu un bon manteau pour l’hiver ?”. Une question qui avait le don de m’agacer tant ce cliché du froid polaire canadien, à Toronto est largement exagéré mais surtout, parce que j’arrivais là bas, en plein été !

Au cours de l’automne, une fois installée dans mon appartement, je me suis fait envoyer des affaires que je possédais en France, dont ce manteau d’hiver que je m’étais achetée à Berlin, à l’époque. Toronto n’est pas beaucoup plus froide que Berlin et ce manteau, je ne l’ai jamais porté là bas car, il était justement trop chaud.

Je me suis dit que j’allais faire avec autant que je le pourrais car le prix des manteaux ici commencent à 500$. Comment vous dire à quel point ce manteau allemand, acheté discount à 80 euros en 2013, m’a été largement suffisant ?! J’espère avoir pu rassurer mes proches qui se souciaient tant pour moi.

Et puis il s’est mis à neiger. On a même eu une tempête. Ce week-end là, il a fait froid. C’est à ce moment là que j’ai découvert ceux qui lisaient les températures en valeur ressenties et ceux comme moi, juste celles affichées sur le thermomètre. Ce week-end là nous sommes descendus jusqu’à -30, ressenti, - 20 degrés. Cela dit, je ne peux les blâmer car avec le vent, je confirme qu’il faisait vraiment froid. Il est extrêmement désagréable d’avoir un vent glaciale de face, cela brûle les yeux et coupe la respiration. C’est le fameux jours où je suis allée manifester dans la rue, pour les droits des femmes. Priorités.

C’est aussi une période où les trottoirs rétrécissent: avec toute cette neige, seul un petit chemin se fraye par le passage répété des piétons. Tous les trottoirs ne sont pas parfaitement nettoyés. Là où j’avais l’habitude de doubler ceux qui trainent du pied pour aller au bureau, me voilà ralentit par la foule qui va et vient dans les deux sens. Nous essayons tous d’éviter de marcher sur la neige qui glace et qui fait glisser, tout en essayant de ne pas ralentir son allure. Une sacrée histoire.

Ralentit par la neige, j’ai le temps de regarder autour de moi et voir les rues que j’avais l’habitude de prendre en plein été. Quand, 6 mois plus tôt, je ne pouvais imaginer la même ville par les mêmes températures mais négatives, là, j’en prends pleinement conscience. C’est même plutôt cool, la ville n’est jamais vraiment la même tout au long de l’année.

Quand je suis partie vivre à Berlin on m’avait prévenu aussi qu’il pouvait faire très froid, jusqu’à -25, -30 degrés. Avant l’hiver à Toronto, j’ai aussi entendu toutes sortes de fables sur l’atrocité des hivers. Je ne les ai écoutés que d’une oreille. En revanche, à Berlin, on m’avait dit que parfois il faisait si froid, que les poils du nez gèlent. Je crois que cette histoire m’a tellement surprise car difficile à imaginer, qu’elle m’est restée en tête. Je n’ai jamais eu cette sensation à Berlin. Cela dit, il n’a rarement fait plus froid que - 10 degrés. Ce week-end de grand froid à Toronto, quelque chose m’est arrivé, j’ai senti une gêne dans mon nez. OH ! Mes poils nasaux gèlent ! Ce fut d’ailleurs mon indicateur par la suite: quand je ressentais cette sensation, c’est qu’il faisait -15 ou moins.

Mais toute cette neige, c’était si beau. Il y avait une épaisse couche dans les rues, les parcs, sur les toits, les jardins. Ce ciel bleu et la neige si blanche qu’elle éblouie, ce froid surprenant. J’ai adoré. Ca l’était encore plus quand j’ai voyagé à travers le Québec, mi-février.

C’est carrément des camions qui ramassent la neige dans la rue comme les tracteurs ramassent le blé fauché dans les champs. Même concept, différent cadre, différente saison.

Dans les campagnes québécoise c’était carrément des haies de neiges qui encerclaient les maisons, à force de les tasser sur le côté pour nettoyer la route. Sur les balcons, c’est une pile d’au moins un mètre de neige qui s’installe si personne ne déblaie. Un indicateur rapide pour savoir si nos voisins sont chez eux. La neige est-elle balayée devant la porte d’entrée ?

J’ai aussi appris que les habitants devaient nettoyer le trottoir devant chez eux, bien que cela appartienne à la ville. Néanmoins, si un accident survient parce que le trottoir n’est pas déneigé, les résidents en seront responsables.

Puis il a fait moins froid. C’était fin février. Dans ma tête j’étais prête pour le printemps. Je ne portais plus mes gants, ni mon bonnet. Je n’avais pas froid. Il faisait pourtant -5 dehors. Je ne portais plus de chaussettes épaisses. J’étais totalement dans le déni, très très prête pour le printemps.

Un jour, il a fait zéro degré de nouveau, il faisait soleil. Je marchais dans la rue et j’avais chaud, j’ai retiré mon écharpe. Le plus dur était derrière nous. Quand je pense qu’on m’a bassiné pendant des mois sur l’hiver à Toronto. C’est passé tellement vite et c’était même agréable.

PVT Toronto

Printemps: cette saison du n’importe quoi.

“Il faut toujours un hiver pour bercer un printemps.”

Anonyme

Je suis un bébé du printemps. Le printemps a toujours été pour moi la saison du renouveau, du début d’une nouvelle histoire, l’excitation de mon anniversaire, de Pâques. J’adore voir la ville se transformer grâce à la nature qui se réveille.

Si depuis mon arrivée au Canada je m'émerveille de l’ensoleillement de la ville, j’ai totalement déchanté depuis le début du printemps à Toronto. Où est le soleil ? On compte environ 306 jours d’ensoleillement à Toronto et clairement les 59 restant sont entre Mars et Juin.

Il y a d’abord les giboulés qui sont un mix de grêle, de neige et de pluie. Imprévisible, constamment changeant, on ne peut pas prédire la météo en avance. Les jours de soleil se font rares, les températures peinent à remonter. Dehors c’est gris, la nature n’est pas encore prête à se réveiller, finalement. Les gens dehors ne sont pas non plus sortis de leur hibernation.

Comme beaucoup en Décembre avec l’excitation de Noël, Mars est pour moi tout un mois d’excitation jusqu’au 28 où je fête mon anniversaire. Cette année était celui de mes 30 ans et pour l’occasion je suis allée à l’ouest de l’Ontario, dans la région de Bruce Peninsula.

Bien qu’il n’y avait plus de neige à Toronto depuis longtemps, c’est à peine sorti de la mégapole que nous découvrons un paysage tout blanc. Dans les campagnes, les champs et les jardins étaient encore couverts d’une couche de neige qui n’avait visiblement toujours pas fondue.

Une fois sur la péninsule de Bruce, le bord de lac était totalement gelé et de gros glaçons couvraient encore les zones calmes du lac Huron.

Avril fut tout aussi long. J’apprécie les mois d’hiver pour pouvoir réaliser des projets depuis le confort de mon logis et je me suis consolée en pensant que l’on me donnait une rallonge avec ce mois d’Avril tout aussi frais et pluvieux. La nature n’est toujours pas réveillée.

Le mois de Mai fut tout aussi mauvais. Dans les parterres municipaux on pouvait néanmoins commencer à voir des fleurs colorées: celles-ci ont simplement été plantées par la ville. Elles ne sont pas sorties toutes seules...

Quelques jours de beau temps, un léger changement des températures. La nature se réveille timidement, bousculée entre la pluie et le vent. Ce temps maussade pèse sur le moral. Tout le monde semble lassé de cette météo et de ce printemps qui ne se manifeste pas. Tout le monde n’a pas aimé l’hiver comme moi. “Oh tu vas voir, un matin tu vas te réveiller et ça sera l’été !” me dit-on. D’autres blâment le changement climatique pour ce printemps catastrophique.

Pour ma part, je découvre la ville sous son 4e visage. Si on m’avait averti du froid de l’hiver, on ne m’avait rien dit sur la difficulté du printemps à s’installer. Pourtant je le savais, je l’avais remarqué l’année passé, avant de venir. Peut-être je ne voulais juste pas y croire, après tout. Je me réjouissais de vivre l’hiver canadien et expérimenter les activités liées à la neige: le patin à glace, les randonnées en raquette, la luge, les lacs gelés… Mais la grisaille du printemps est elle, bien plus déprimante que ces belles journées de froid et de soleil d’hiver.

PVT Toronto downtown

En revenant d’un week-end à Montréal, je demande à mon ami québécois s’il n’y a pas des cas d'inondations au printemps quand toute cette neige fond. Il me confirmera que oui. En effet, fin avril, on apprend que Montréal et Ottawa sont concernées par des gros cas d'inondations liées, entre autre, aux récentes précipitations. A Toronto, la neige n’existait plus depuis début Mars: pas de risque de notre côté. En revanche, j’ai été surprise de voir, quelques semaines plus tard, que le lac Ontario débordait de son lit et qu’il s’étalait à présent sur les pontons des quais. Et cela empirait au fur et à mesure: mon parcours running fut même raccourci car mangé par les eaux du lac. Les eaux des régions plus au nord ont fini par gonfler le niveau de l'Ontario Lake.

PVT Toronto downtown innondations

Enfin, les arbres sortent leurs premiers bourgeons, il fait jour jusqu’à 21h, les températures remontent. J’ai troqué ma veste mi-saison pour un trench de printemps. D’autres, plus excités, sont déjà torse-nu, en t-shirt où en short. Je file à la plage lire un livre et prendre le soleil quand la météo est clémente. Il y a des files d’attente chez le marchand de glace, les familles sortent dans les parcs.

Et sans même vraiment m’en rendre compte, un jour on se plaint de la météo et des orages et le lendemain on attrape un coup de soleil. A observer la ville changer de visages au grés du temps, voilà déjà un an que je suis ici. L’avantage du Canada, c’est qu’il y a tant à faire pour tous les jours de l’année, que l’on ne la voit pas passer.

“Vivre au Canada, c’est vivre dans quatre pays différents… un pays par saison.”

Michel Conte

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